Louve Infinity - Points faibles & axes d'amélioration

Bonsoir,

Petit retour perso après ces quelques mois, assez redondant avec certains posts.

J’ai été emballé au départ par l’originalité du combo Louve + Corum + frais bas qui en faisait à sa sortie un peu le challenger du moment sur l’AV, avec un choix restreint de supports mais de qualité et potentiellement évolutifs, ce qui fait que j’ai été dans les premiers inscrits et que j’en ai fait une large publicité autour de moi comme sur la toile. J’ai donc été dans les béta-testeurs et les premiers contrats ouverts.

Mais clairement je suis plus que déçu :

  • les limites par classe de supports en % sont beaucoup trop rigides. Je l’entends sur les SCPI, mais c’est problématique pour moi sur le fonds euros. Un des intérêts d’une AV est d’y avoir accès, et sans restriction, que ce soit pour y stocker des liquidités sur un support sans risque, en attente d’investissement progressif, en phase de dérisquage à terme. Or c’est impossible. Le monétaire ou les fonds obligataires ne m’intéressent pas (surtout pour du Corum avec les frais d’AV en plus qui n’existent pas sur Corum Life !!!). Cela réduit d’emblée considérablement l’intérêt de cette AV.
  • l’écrétage lors des arbitrages n’est pas acceptable de mon point de vue. Qu’il y ait des limites sur versement ou lors des investissements programmés vers les SCPI notamment, OK, mais se voir potentiellement sucrer une part du fond euros ou pire des SCPI pour lesquelles on a payé des frais d’entrée à chaque arbitrage, ce n’est juste pas possible. Et si demain la bourse plonge, que fait-on ? Plus possible d’effectuer un versement complémentaire ou d’arbitrer car sinon SCPI et fonds euros se font sabrer ??? impensable. Et dans quelques années, en phase de consommation éventuelle, on vire obligatoirement les supports au prorata 10/35/55 pour s’éviter des problèmes ? Non merci.
  • Si les versements des loyers bruts de fiscalité étrangère sont un plus indéniable, le délai de jouissance est hors norme par rapport à beaucoup de contrats. OK, ça finit par s’équilibrer à un moment avec l’avantage sur la fiscalité étrangère (je n’ai pas fait les calculs), mais ça reste très moyen quand-même. Et là aussi, les SCPI Corum perdent tout leur intérêt versus les mêmes chez Corum Life à cause des frais.
  • La capitalisation sur les SCPI pourraient être un atout mais non, car risque d’écrétage aussi rendant cela inutile. Et encore plus si les pénalités de sorties courent à chaque versement ou réinvestissement et non à l’ouverture de ligne !
  • la répartition lors des arbitrages ou versements complémentaires en pourcentage, c’est juste insupportable !
  • ce soir j’ai décidé de renforcer un peu uniquement en ETF actions pour m’éloigner des limites de 10% FE et 55% SCPI, histoire d’être tranquille car je voulais faire un arbitrage derrière et ne pas risquer de me voir amputé sur mes SCPI, donc plus par obligation que par choix. Et là je découvre que même pour 200-500 balles, il faut obligatoirement un justificatif des fonds. Je n’ai aucun problème avec la transparence et je justifie même quand c’est facultatif sur mes autres AV, mais là me galérer à aller chercher un document pour le joindre dans ce contexte précis et pour une somme assez modeste, non merci.
  • Je trouve les délais de traitement bien longs. Bon, ce n’est pas la fin du monde non plus, mais s’il faut 10 jours pour un arbitrage avec le risque d’écrétage derrière parce qu’entre temps, le bonhomme orange a twitté une connerie pour faire plonger la bourse, c’est plus problématique.

Honnêtement, j’hésite même à fermer cette AV. Mais à cause des frais, je vais probablement juste la laisser végéter et ne plus l’alimenter. A tout moment, un arbitrage ou un versement complémentaire peut venir troubler l’investissement en SCPI, je n’ai pas envie de me retrouver bloqué par autant de rigidité. Je verrai si l’avenir apporte des améliorations sur ces points bloquants mais j’en doute.

La promesse était belle, mais de mon point de vue, le résultat n’est clairement pas là.

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