Lucya CNP - Nouvelle AV à 0.30% de frais de gestion

Comme évoqué dans ce post reddit, l’AV Lucya CNP vient d’être lancée:

  • Plus de 1500 UC
  • 15 ETF sans frais d’arbitrage
  • 600 titres vifs
  • Or
  • Plus de 100 fonds obligataires
  • Quelques SCPI françaises de qualité (Cristal rente, LF Opportunité Immo, Activimmo, Epargne Pierre, Immorente)
  • 4 fonds du private equity
  • Pas de contrainte sur le fonds euro (performance 2-2.5%)

Bref, ça bat Louve Infinity sur tous les fronts (sauf sur la qualité des SCPI européennes et le reversement des loyers bruts de la fiscalité étrangère)

Étant donné que le premier assureur traditionnel a franchi le pas, j’imagine que les autres assureurs ne tarderont pas à s’aligner sur les 0,3 % de Lucya CNP.

@Clement Peut-on s’attendre à une évolution de l’offre de Louve Infinity face à la concurrence ?

Bonjour

Quelques précisions :

Le fond Euro est boosté pendant 2 ans si on prend plus de 40 ou 60% d’unités de comptes.

0.3% sur les UC est effectivement un très bon taux, mais peu différent des 0.35% offerts par Louve Infinity dans sa période de lancement. Sur 100 000 €, ces 0.05% représentent 50 € par an.

Si vous avez 50 000 € de SCPI sur ces 100 000 € le gain lié à la distribution intégrale des dividendes (y compris l’avoir fiscal) représente plus de 1%, soit 500 € : c’est bien plus que les 50 € de frais supplémentaires. Louve Infinity conserve tout son intérêt pour un investissement principalement effectué en SCPI.

Pour Lucya CNP, il faut ajouter Transition Europe aux SCPI

Le fonctionnement des frais sur les SCPI est très différent : à priori nettement moins de frais à la souscription, mais plus de frais annuels, les dividendes étant nets de fiscalité étrangère.

Le nombre d’ETF est très faible, et la majorité des fond sont des OPVCM avec des frais conséquents. L’assurance vie se rémunère alors (bien plus) par une rétrocession d’une partie de ces frais.

Les gros défauts de Louve Infinity sont :

  • Un choix d’unité de compte trop limité, en particulier en ce qui concerne l’obligataire. Les fonds proposés sont très limités, et certains avec des frais d’entrée excessifs (pour moi, 5% de frais d’entrée n’est pas admissible pour de l’obligataire).
  • Un fond en Euro limité à 10% : une limite à 20% ou mieux à 25% comme pour les assurances vie Corum serait appréciée.

Par contre, Louve Infinity propose les SCPI Sofidynamic et Epsilon Nano, qui sont parmi les meilleurs SCPI accessibles en assurance vie. Il serait apprécié d’avoir aussi un cash back comme pour la souscription en direct (cash back pouvant eventuellement être donné en titres, comme le fait Corum quand il propose un cash back).

J’ai vu cette nouvelle assurance vie, et je vais aussi en souscrire, avec plus de 60% d’UC, mais peu ou pas de SCPI.

Non ce n’est pas mieux sur les frais de gestion du fonds euros, ils sont à 0,70%.
Le 0,3% n’est que sur les UC.

A noter sur les titres vifs pour lesquels j’utilisent l’assurance en vie en plus des enveloppes dédéiées (PEA et PEA PME). Les frais de gestion sont affichés à 0,3%. Ce qui bat largement l’assurance vie de Bourso Bank que j’ai pour ces achats de tirtres vifs (0,75%). Mais… en bas de page, petits caractères, on précise des frais d’achat de 0,07% + les frais et taxes locales donc la TTF de 0,4% soit près de 0,5% à chaque achat. rien chez Bourso où tout est compris. Pour une gestion « active » comme la mienne, c’est un stop. Pour une gestion « père de famille » les frais de gestion faibles font vite a différence.

Autre point peu clair : je n’ai pas bien saisi la ligne pour les frais de rachat ? Théoriquement la plupart des AV en ligne les mettent à 0. Ce n’est pas ce que je comprends ici… Et pour ceux qui veulent sortir en rente, ils transférerons leur AV avant de se faire spolier de 3% sur chaque versement !

Je crois que de toute manière, il est une constante que la sortie en rente est quasi systématiquement une douille : )
Et ceci vaut pour une large partie des contrats donc on peut mettre de coté cette option.

Concernant les frais, merci de ton analyse, il convient en effet de toujours regarder par rapport a son usage précis.

Non absolument pas. Perso ce ne sera pas une sortie en rente. Je préfère la gestion libre à la gestion pilotée. Idem pour la sortie, les rachats partiels et fiscalement optimisés me vont très bien pltuot qu’en rente « pilotée ». Pas besoin d’enrichir l’assureur sur des tables de mortalité défavorables ! En revanche il est assez simple de trouver des services de la rente sans frais. Par exemple Matla de Bourso Bank… Ceux qui mettent 3% profitent de ces natures de frais que peu regardent au moment de la souscription…

Juste pour la précision Matla c’est un PER pas une Assurance vie.

Exact c’est le petit nom du PER. j’ai les deux et comme l’AV n’a pas de nom, je l’utilise abusivement pour les deux mais je parlais bien ici de l’AV Bourso.

Pour ceux qui songent à investir en SCPI sur ce contrat, et après lecture des annexes correspondantes :
-minimum de souscription de 5000€ par SCPI, montant net de frais de versement (qui sont d’au maximum 4,5%) ;
-part maximale de 30% de l’encours du contrat pour chaque SCPI, avec plafond à 1 M€ (versement ou arbitrage) ;
-part maximale de 50% de l’encours du contrat tous supports confondus en unités de compte non cotés dont les SCPI (idem, en versement ou arbitrage) ;
-indemnité/frais de 3 à 5% sur le montant brut si désinvestissement (rachat partiel ou total ET arbitrage) du support SCPI sous un délai allant de 3 à 5 ans.

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Pour info, je viens de voir que la SCPI Iroko Zen est maintenant disponible sur Lucya CNP.

Je ne comprends pas. Iroko zen vient de bloquer les souscriptions sur linxea spirit et maintenant on les retrouve sur Lucya CNP ?

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Iroko n’a rien bloqué, c’est Spirica qui a retiré Iroko de ses contrats pour des contraintes réglementaires.

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@flejacq Je me suis toujours dis que le nom de l’AV Boursobank c’était BoursoVie mais j’ai peut être rêvé :sweat_smile:

Je n’ai pas compris le sens de la remarque.

Dans ton post précédent tu écris que « L’AV de Bourso n’a pas de nom ».
Donc il te réponds « je pensais que le nom de l’AV bourso était BoursoVie »

Et effectivement il a raison c’est bien le nom de cette assurance proposée par Boursobank.

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Ok compris. Je parlais d’un nom « spécifique » comme peut l’être Matla qu’ils auraient pu nommer BoursoRetraite par défaut. D’ailleurs lorsque je l’ai ouvert en 2010, le nom du contrat était Boursorama Vie qui n’est devenu BoursoVie que pour solder le passé et le rachat de Boursorama. Pour les plus fidèles ou anciens, ils se rappeleront de Fimatex, l’ancêtre de BoursoBank.

PI j’ai interrogé le courtier concernnant les contrats avec CNP et Cardif. même réponse que je poste
SCPI : pour les SCPI les loyers sont versés à 100% sur le fonds euro de manière trimestrielle uniquement.

De plus, dans le cadre de la détention de SCPI dans une assurance vie vous ne disposez pas de délai de jouissance.

Il n’y a eu aucun rachat de Boursorama. Le passage à Boursobank est une pure opération de rebranding.

Fimatex (Courtier Société Générale) a été créée en 1995. J’étais client. Il a racheté Boursorama en 2002 qui n’était rien d’autre qu’un simple portail d’infirmation financiere (le plus populaire avec son forum) sans aucune license bancaire ni service financier. Il a conservé la marque du fait de cette notorité avant d’en changer d’abord en basculant de Boursorama à Bourosama Banque puis BoursoBank récemment.

Oui, une bonne partie de ce qui est dit est vraie, mais avec plusieurs nuances importantes.

Voilà ce que je considère comme globalement exact :

  • Les frais de gestion à 0,30 % sur UC de sont bien réels et parmi les plus bas du marché français aujourd’hui.

  • L’absence de frais d’arbitrage et de frais ETF est également confirmée.

  • Le contrat propose bien des titres vifs, obligations, ETF et SCPI avec un univers assez large.

  • Le marché de l’assurance-vie entre effectivement dans une phase de compression des frais. Il y a encore 2–3 ans, 0,50 % UC était considéré comme excellent.

En revanche, certains points relèvent davantage de l’opinion ou du marketing.

Par exemple :

“Ça bat Louve Infinity sur tous les fronts”

Ça, ce n’est pas objectivement vrai.
Même sur le forum, les intervenants nuancent ensuite eux-mêmes.

Sur les SCPI, plusieurs éléments peuvent effectivement avantager Louve Infinity :

  • reversement plus favorable des revenus étrangers ;

  • mécanique différente de fiscalité SCPI ;

  • parfois meilleure sélection SCPI européennes selon certains utilisateurs.

Mais inversement :

  • Lucya CNP semble plus fort sur ETF, obligations et diversification UC.

Donc il n’y a pas de “vainqueur absolu”.

Concernant les titres vifs :

  • oui, les frais de transaction à 0,07 % sont très compétitifs pour une AV ;

  • mais dire que cela devient “meilleur qu’un CTO” est exagéré.

Pourquoi ? Parce qu’en assurance-vie tu as encore :

  • les frais annuels d’enveloppe ;

  • parfois des spreads moins visibles ;

  • un univers plus limité ;

  • et moins de souplesse opérationnelle.

Pour quelqu’un qui fait beaucoup de stock-picking ou de rotation :

  • le CTO reste souvent plus efficient ;

  • le PEA reste généralement supérieur pour les actions européennes long terme.

Le vrai débat devient intéressant surtout pour :

  • ETF World long terme ;

  • faible rotation ;

  • logique patrimoniale/succession.

Et là, oui, les 0,30 % changent réellement l’équation.
Le différentiel avec un CTO commence à devenir suffisamment faible pour que :

  • l’avantage successoral ;

  • la fiscalité après 8 ans ;

  • l’absence d’imposition sur arbitrage

compensent parfois les frais supplémentaires.

En revanche, il faut rester prudent sur plusieurs choses qui ne sont pas encore éprouvées :

  • qualité du back-office ;

  • stabilité future des frais ;

  • rapidité des opérations ;

  • comportement de l’assureur en période de stress ;

  • pérennité commerciale du contrat ;

  • qualité réelle du fonds euro dans le temps.

Beaucoup de nouveaux contrats arrivent avec des prix “cassés” pour gagner des encours. Le vrai test, c’est dans 5–10 ans.

Enfin, sur le sujet SCPI “de plus-value” évoqué autour de :

Oui, une stratégie plus orientée valorisation du patrimoine peut mécaniquement réduire le rendement distribué à court terme, parce qu’une partie de la création de valeur est capitalisée au lieu d’être distribuée. Mais il faut regarder :

  • le TRI total ;

  • l’évolution de la valeur de part ;

  • la fiscalité ;

  • et le taux de rotation du patrimoine.

Une SCPI qui distribue moins n’est pas forcément moins performante au total.